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Assassinat de JFK : les 7 informations révélées par les documents publiés par Trump

ÉCLAIRAGE - Jeudi 26 octobre, l'administration de Donald Trump a dévoilé près de 3.000 documents confidentiels concernant l'assassinat de John F. Kennedy.

Différentes une de journaux traitant de l'assassinat de John F. Kennedy exposées au Newseum à Washington (États-Unis) en 2013.
Différentes une de journaux traitant de l'assassinat de John F. Kennedy exposées au Newseum à Washington (États-Unis) en 2013. Crédit : BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

"Il y aura une grande transparence". Dans un tweet posté vendredi 27 octobre, Donald Trump assure que tous les documents confidentiels relatifs à l'assassinat de John F. Kennedy seront "publiés avec prudence". Plusieurs centaines d'entre eux - les plus sensibles - manquent encore à l'appel. Et les 2.891 dossiers déjà accessibles depuis jeudi sur le site des archives nationales américaines renforcent le mystère autour de l'assassinat du 35ème président des États-Unis.

John F. Kennedy est abattu à Dallas, le 22 novembre 1963. Arrêté le jour du meurtre, le principal suspect de la fusillade, Lee Harvey Oswald, est lui-même tué 48 heures plus tard par Jack Ruby. Depuis 50 ans, les théories se multiplient autour de ces deux morts aux circonstances encore floues. Loin de lever le voile sur l'enquête, les documents révélés jeudi, fourmillent de révélations éparses sur le contexte de l'un des événements les plus marquants des États-Unis.

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1. Oswald était recherché avant l'assassinat de Kennedy

Dans l'un des mémos daté d'octobre 1963, un agent américain du FBI basé à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) écrit que des "sources cubaines" l'ont alerté à propos de Lee Harvey Oswald. Des renseignements qu'il a immédiatement transmis aux bureaux du FBI à Dallas (Texas). "Ils sont actuellement en train d'enquêter pour localiser Lee Harvey Oswald", conclut-il.

2. Un journal britannique a été "prévenu" de l'assassinat

Un mémo daté de quatre jours après le drame rapporte qu'un reporter du journal local britannique Cambridge News a reçu un appel anonyme 25 minutes avant l'assassinat du président Kennedy. 

"La personne a seulement conseillé au reporter d'appeler l'ambassade américaine à Londres à propos d'une information importante, avant de raccrocher", précise le vice-président de la Central Intelligence Agency (CIA) de l'époque, James Angleton, dans son mémo. Aussitôt la nouvelle de l'assassinat annoncée, le journaliste a prévenu le MI-5 - les services secrets britanniques - de ce mystérieux appel.

"On ne sait pas si cet appel a vraiment eu lieu, ni quel journaliste a reçu l'appel. On ne sait pas non plus quelles raisons ont pu pousser quelqu'un à appeler le Cambridge News à ce propos", explique Chris Elliot, rédacteur en chef actuel du Cambridge News, dans une vidéo postée vendredi.

Le mémo de la CIA précise également que la même année, plusieurs personnes ont reçu des appels similaires.

3. Oswald était en contact avec le KGB

Deux mois avant l'assassinat de John Kennedy, le 1er octobre 1963, un appel de Lee Harvey Oswald au KGB - les services de renseignement russes - a été intercepté. Selon le mémo publié vendredi, son appel s'adressait à Valeriy Vladimirovich Kostikova, un "agent identifié du KGB" en charge du service "sabotage et assassinat" des services secrets soviétiques.

Lors de cet échange téléphonique effectué dans un "russe rudimentaire", Oswald aurait demandé des nouvelles d'un "télégramme à destination de Washington", à propos duquel le mémo ne donne pas plus de précisions. L'appel a également permis de faire état d'une rencontre préalable entre Kostikova et Oswald le 28 septembre 1963 à Mexico (Mexique). 

4. Oswald, "un bon tireur", selon un agent cubain

Lee Harvey Oswald n'était pas seulement connu du KGB. Il l'était aussi des services de renseignement cubains. Dans l'un des documents publiés vendredi, un "agent cubain identifié" mis sur écoute confie à un autre cubain qu'il connaissait le tireur de Dallas. Il qualifie alors Oswald de "bon tireur".

5. Le FBI savait qu'Oswald était en danger

Le jour de l'assassinat de Lee Harvey Oswald par Jack Ruby, J. Edgar Hoover, alors directeur du FBI, fait état dans une note d'une menace de mort reçue la veille. "La nuit dernière, nous avons reçu un appel destiné à nos bureaux de Dallas de la part d'un homme qui parlait d'une voix calme et disant qu'il était membre d'un comité organisé pour tuer Oswald", écrit-il. 

Hoover assure qu'il a demandé du renfort pour la protection d'Oswald, "mais ça n'a pas été fait". Selon lui, Jack Ruby a toujours déclaré avoir agi seul sans aucun complice et a toujours nié avoir passé l'appel en provenance de Dallas.

6. L'assassinat de Kennedy lié au Vietnam ?

L'assassinat de Kennedy serait-il une pure et simple vengeance ? C'est ce que croyait Lyndon B. Johnson, successeur de JFK à la Maison Blanche. Dans une déposition datée du 28 avril 1975, le directeur de la CIA à l'époque de l'assassinat de Kennedy, Richard Helms, affirme que Johnson "avait l'habitude de dire que la raison de l'assassinat du président Kennedy était qu'il avait lui-même assassiné le Président Diem".

Premier ministre puis président du Vietnam, Jean-Baptiste Ngô Ðình Di¿m est assassiné le 2 novembre 1963 - soit une vingtaine de jours avant que John Kennedy ne soit abattu. Les coupables sont identifiés comme étant membres de l'Armée de la République du Vietnam, alliée des États-Unis pendant la guerre.

7. Johnson, responsable du meurtre, selon le KGB

Dans l'une de ses notes datée de 1966, le directeur du FBI J. Edgar Hoover fait état des réactions à l'assassinat de Kennedy au sein de l'Union soviétique. Selon l'une de ses sources, des représentants du Parti communiste estiment ainsi que le président américain a été abattu par un membre de l'extrême droite désirant faire un "coup d'état".

Mais Moscou aurait également fait part d'accusations vis-à-vis de Lyndon Johnson. "Notre source a ajouté dans les directives énoncées par Moscou, il était indiqué que désormais le KGB était en possession de données prétendant indiquer que le président Johnson était responsable de l'assassinat du Président John F. Kennedy".

D'autres représentants politiques soviétiques officiels qualifient eux Lee Harvey Oswald de "maniaque névrosé", qui a "trahi son pays". Selon eux, le principal suspect "n'a aucune connexion avec l'Union soviétique", précise la note.

Je vois des preuves de petites dissimulations d'information"

Tim Naftali, historien spécialiste de la Présidence des États-Unis et expert de Kennedy sur CNN
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Historien spécialiste de la présidence des États-Unis et expert de Kennedy, Tim Naftali a déclaré sur CNN voir dans ces nouveaux documents "du gâchis" de la part des services secrets et "des preuves de petites dissimulations d'information". Mais selon Larry Sabato, directeur du Centre politique de l'Université de Virginie, "les documents intéressants sont restés secrets" et les informations mis à la disposition du public sont encore très floues.

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2017-10-27 18:00:59
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