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Las Vegas : Google, Facebook et Twitter au révélateur des fake news

Les heures suivant la fusillade ont prouvé que les géants du web avaient toujours des problèmes avec leurs algorithmes.

Le tireur était embusqué au 32e étage du Mandalay Bay au sud du Strip de Las Vegas
Le tireur était embusqué au 32e étage du Mandalay Bay au sud du Strip de Las Vegas Crédit : AFP
BenjaminHuepro
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Les initiatives des géants du web pour lutter contre les fake news n'ont pas pesé bien lourd face à la pire tuerie de masse de l'histoire des États-Unis. Dans les heures suivant la fusillade de Las Vegas (Nevada), qui a fait au moins 59 morts et 527 blessés, dimanche 1er octobre, des articles de propagande et des fausses informations ont été automatiquement relayés et diffusés à grande échelle sur Facebook, Google et Twitter, soulevant à nouveau la question de la responsabilité éditoriale de ces plateformes, déjà accusées d'avoir favorisé la propagation de fake news lors de l'élection présidentielle américaine.

Alors que l'identité du tueur était encore inconnue, Google News, l'outil de Google dédié à l'indexation des articles de médias, a mis en avant plusieurs discussions du forum américain 4Chan dans lesquelles une personne qui n'avait rien à voir avec la tuerie était accusée d'être l'auteure de la fusillade. Lorsqu'un internaute effectuait une recherche sur son nom, une capture d'écran du contenu des discussions s'affichait en tête des résultats de Google.

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Interrogé par le New York Times, Google a d'abord botté en touche, expliquant que ces messages 4Chan n'apparaissaient "que sur les recherches concernant cette personne et non sur les recherches génériques sur la fusillade". La société s'est finalement excusée et a promis des mesures pour corriger cette erreur à l'avenir.

Bilans erronés, infos non vérifiées, faux avis de recherche

Sur Facebook, la page dédiée au Safety Check a été inondée par les arnaques et les hoax. Lancé en 2015 pour permettre à des utilisateurs situés sur le lieu d'une catastrophe de signaler qu'ils sont sains et saufs, le Safety Check est désormais une plateforme automatisée où sont compilées des publications utiles aux victimes, des articles de presse sur l'événement en cours et des collectes de dons.

Lundi 2 octobre, les algorithmes de Facebook ont fait remonter des liens de sites proches de l'extrême-droite américaine décrivant le tueur comme un militant anti-Trump, des spams, des photos d'une association de nudistes et des publications de personnes faisant la promotion d'un ouvrage ou demandant des dons en bitcoins. Facebook a expliqué au site FastCompagny avoir résolu rapidement le problème tout en regrettant la confusion causée.

Sur Twitter de nombreux messages ont donné une fausse identité à l'auteur de la fusillade. Plusieurs personnes se sont ainsi retrouvées accusées à tort. Des messages accompagnés de photographies continuaient de circuler lundi, alors que le nom du tireur avait déjà été identifié par les autorités. 

La plateforme a aussi été envahie par les bilans erronés, les informations non vérifiées, à l'instar de la chanteuse Sia évoquant "plusieurs tireurs" dans la ville, et les faux avis de recherche. "Nous sommes conscient du problème et nous prenons des mesures concernant les contenus ne respectant pas nos conditions d'utilisation", a simplement expliqué un porte-parole de Twitter à Business Insider.

La pression augmente sur les géants du web

Critiqués après l'élection présidentielle américaine pour avoir influencé le scrutin, Facebook et Google ont fait de nombreuses promesses et lancé plusieurs outils pour endiguer la propagation des fausses informations et des articles de propagande sur leurs plateformes. Mais ils confient leur gestion à des algorithmes dont la fiabilité est régulièrement mise en cause.

De plus en plus de voix s'élèvent pour les pousser à investir davantage dans la modération des publications drainées par leurs plateformes, par lesquelles s'informe un nombre toujours plus important d'internautes. Pour Wired, il est trop facile pour eux de se cacher derrière les algorithmes alors qu'ils exercent une vraie influence sur la vie démocratique.

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Les heures suivant la fusillade ont prouvé que les géants du web avaient toujours des problèmes avec leurs algorithmes.
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2017-10-03 20:54:00
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