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Vaccins : la ministre de la Santé assure que les adjuvants ne sont pas nocifs

Agnès Buzyn a écarté la nocivité des adjuvants, substances contenues dans les vaccins, lors de la séance de questions au gouvernement. Les sels d'aluminium font l'objet des suspicions des associations.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn réfléchit à rendre obligatoire 11 vaccins infantiles  (image d'illustration)
La ministre de la Santé Agnès Buzyn réfléchit à rendre obligatoire 11 vaccins infantiles (image d'illustration) Crédit : AFP
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Benjamin Pierret
et AFP

Les adjuvants utilisés dans la fabrication des vaccins "ne sont pas nocifs", a assuré mercredi 26 juillet la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qualifiant les craintes exprimées par des associations et certains médecins de "désinformation" des réseaux sociaux. 

"Vous dites: 'Pouvons-nous trouver des adjuvants moins nocifs?' Mais ils ne sont pas nocifs pour la santé, tous les rapports le montrent", a-t-elle répondu, lors de la séance des questions au gouvernement, à la députée Frédérique Tuffnel (REM). "Nous sommes dans l'irrationnel le plus total. Nous travaillons aujourd'hui à lutter contre les réseaux sociaux et à lutter contre la désinformation", a ajouté la ministre. "Nous avons sur les adjuvants un recul d'utilisation de 90 ans, plusieurs centaines de millions de doses de vaccins utilisées depuis que les vaccins existent", a-t-elle encore déclaré.

Le gouvernement a annoncé début juillet que le nombre de vaccins obligatoires pour la petite enfance passerait de 3 à 11 l'an prochain. Les parents récalcitrants à cette mesure encourent en théorie jusqu'à six mois de prison et 3.750 euros d'amende. Ce projet a provoqué des réactions suspicieuses sur les réseaux sociaux. L'une des principales méfiances concerne les adjuvants

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Les sels d'aluminium au cœur d'une polémique

Présents dans de nombreux vaccins, les adjuvants sont "des substances ajoutées à la préparation vaccinale et destinées à renforcer l'efficacité d'un vaccin", comme l'explique l'immunologiste Michèle German au Figaro. Elle ajoute qu'"ils permettent de diminuer, dans chaque dose de vaccin, la quantité de substance active, l'antigène."

Ces substances font l'objet d'une polémique qui s'est installée ces dernières années. Au cœur de cette controverse, les sels d'aluminium, utilisés comme adjuvants dans les vaccins depuis les années 1920. Leur mission est de déclencher une meilleure réponse immunitaire du corps et faire en sorte que les vaccins soient plus efficaces. L'aluminium est présent aujourd'hui dans de nombreux vaccins: ceux qu'on administre dès la prime enfance pour prémunir de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite (DTP), ceux contre le virus de l'hépatite B ou contre le papillomavirus humain (HPV). 

Selon des travaux menés notamment par le chercheur Romain Gherardi, chef de service à l'hôpital Henri-Mondor (Créteil), les particules d'aluminium présentes dans les vaccins pourraient toutefois être à l'origine, chez des personnes génétiquement prédisposées, d'une série de symptômes (fatigues extrêmes, douleurs diffuses, troubles cognitifs...) constitutifs d'une nouvelle maladie: la myofasciite à macrophages

Une association monte au créneau

Sur la base de cette hypothèse, l'association E3M, notamment, milite pour la remise à disposition de vaccins sans aluminium et pour la reconnaissance du lien entre leurs troubles et la vaccination. "Il n'est pas sain de refuser toute remise en cause d'un produit de santé. C'est cette attitude qui génère la suspicion", a jugé Didier Lambert, le président d'E3M, dans une réaction transmise à l'AFP. "Quelles sont les sources d'Agnès Buzyn ?", s'interroge par ailleurs le responsable associatif, qui cite une analyse parue ce mois-ci dans les Annales pharmaceutiques françaises, qui regrette les "faiblesses conceptuelles et méthodologiques" des études disponibles sur ce sujet. 
Il ajoute déplorer que la ministre mette "dans des cases" les gens qui s'inquiètent des possibles effets neurotoxiques de l'aluminium et rappelle que les membres de son association restent "favorables à la vaccination" en général. 

Interrogée par la députée de Charente-Maritime sur l'éventuel caractère "brutal" et contre-productif d'une telle mesure, compte tenu des inquiétudes existantes dans la population, Mme Buzyn a affirmé être "obligée (...) d'en passer par là", en raison de la baisse du taux de couverture vaccinale en France ces dernières années. 
"S'il n'y avait pas d'obligation, nous savons que le taux de couverture baisserait, à cause de tous ces réseaux sociaux et à cause de cette désinformation", a-t-elle insisté. 

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Agnès Buzyn a écarté la nocivité des adjuvants, substances contenues dans les vaccins, lors de la séance de questions au gouvernement. Les sels d'aluminium font l'objet des suspicions des associations.
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