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Quand François Hollande trouvait que la déchéance de nationalité n'apportait rien à la lutte contre le terrorisme

REPLAY - Quatre mois avant les attentats du 13 novembre, le chef de l'État confiant à des journalistes que cette mesure "de droite" était inutile.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Télécharger Quand François Hollande trouvait que la déchéance de nationalité n'apportait rien à la lutte contre le terrorisme Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Nous sommes le 16 juillet 2015 et François Hollande devise devant des journalistes des thèmes qui feront, selon lui, la campagne présidentielle. Il se confie à des journalistes du Point qui préparent un livre. Récit de Charlotte Chaffanjon sur le site du magazine. "On voit bien comment la droite et l'extrême droite essaient d'utiliser les inquiétudes des Français pour en faire des sujets", dit le président qui se met à lister les idées qu'il refuse de faire siennes : "La déchéance de nationalité, ou l'indignité nationale, vous savez toutes ces choses de droite qui sont de l'ordre du symbolique et qui n'apportent rien à la lutte contre le terrorisme."

Il ne sait pas encore que, quatre mois plus tard, jour pour jour, le 16 novembre, il proposera devant le Congrès à Versailles, d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité. Ni que ses mots estivaux reviendront vers l'Élysée comme un boomerang huit mois plus tard. Huit mois plus tard le voilà étrillé par la presse toute entière qui parle de fiasco, de Waterloo politique. "On aura rarement vu cela, dans l'histoire de la République une débauche de déclarations, de débats dans la presse, de joutes parlementaires, tout cela pour aboutir à... rien", regrette Guillaume Goubert dans La Croix.

"Moi président je réaliserai, en matière de réforme institutionnelle, un flop d'une intensité qu'aucun de mes prédécesseurs n'a jamais pu approcher", ironise Nicolas Beytout dans L'Opinion. "Déchéance d'autorité", titre Le Figaro qui parle de "gâchis". "Même sur des sujets que l'on présenterait presque comme accessoire, aucune forme d'unité nationale n'est possible dans ce pays", se désole Paul-Henri du Limbert

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Dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis compare le président à un "Machiavel aux petits pieds" et s'interroge sur le coût politique de ce fiasco monumental. Grégoire Biseau lui répond dans Libération : "personne ne peut espérer retirer le moindre dividende politique de ce naufrage. Sauf peut-être Marine Le Pen". François Hollande le devinait déjà en juillet 2015. L'effet boomerang....

La part de honte des médias américains face à la montée de Trump

"Ma part de honte", c'est ainsi qu'un journaliste du New York Times a signé son dernier édito il y a quelques jours. Il y expose sa part de responsabilité et avec lui, ce sont en fait tous les médias américains qui s'interrogent cette semaine sur leur rôle dans l’émergence de Donald Trump comme favori . C'est Le Monde qui propose un décryptage de cet examen de conscience. Les médias, du New York Times au Washington Post, en passant par CNN, s’accusent notamment de ne pas avoir réussi à mesurer l’écho rencontré par les messages de Trump au sein de certains blocs de l’électorat républicain, inquiets face aux délocalisations, face aux étrangers, face au terrorisme. 

Le New York Times date cette erreur d'appréciation au début de la campagne. "On s'est dit qu'il allait faire pschitt parce que nous ne connaissons pas ses partisans, nous ne les écoutons pas assez." Le New York Times, évoque aussi la dépendance mutuelle. il suffit à Donald Trump de tweeter n’importe quoi pour que cela fasse la Une des médias. CNN, qui semblait en perte de vitesse, a rebondi grâce à des directs consacrés à la moindre intervention de Donald Trump. Vérification cette nuit, la chaîne est en boucle sur les derniers propos du milliardaire concernant l'avortement.

La garde alternée face à la distance

"La France des divorcés vue du train". Reportage éclairant du magazine Marianne cette semaine. Comment assurer la garde alternée quand l'un vit à Paris et l'autre à Colmar par exemple ? Eh bien en mettant le petit dans le train le vendredi soir c'est possible. Un service de la SNCF baptisé Junior & Compagnie transbahute chaque week-end des milliers d'enfants de divorcés : 240.000 exactement l'an passé. 

Reconnaissables à leur casquette verte et blanche avec le prénom écrit dessus, les enfants sont réunis en groupe de neuf dans les trains, et accompagnés par des animateurs recrutés par la SNCF, qui ont la charge de vérifier l’identité du parent qui récupère l'enfant à l'arrivée. À ce jour aucun gamin n'a été perdu en route. Des pédiatres et des psy se félicitent d'un tel dispositif, qui installe un moment neutre dans la vie des enfants de divorcés.

La SNCF, elle, mène régulièrement des sondages auprès des utilisateurs pour étoffer ses lignes et fixer des horaires qui permettent aux enfants de voyager juste après l'école le vendredi soir et avoir deux jours complets avec l'autre parent. 240.000 enfants transportés, en 2015, 50.000 de plus en trois ans. Ce succès grandissant dessine en creux, une nouvelle géographie de la France du divorce, où le tracé des lignes ferroviaires est celui de la distance que les ex ont mis entre eux.

Cocorico

Il étaient partis de l'autre côté de l'Atlantique et ils nous reviennent. Ce ne sont pas des boomerangs, mais des bonbons. Le journal Les Échos croit savoir ce matin que les Carambar vont redevenir français ! Information capitale quand on sait qu'il s'en mange un milliard par an dans l'hexagone. Ils étaient la propriété d'un groupe américain et seraient rachetés par un fonds d’investissement français Eurazeo. Espérons que ce n'est pas une blague à la veille du 1er avril, elle serait d'aussi mauvais goût que celle des Carambar.

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Quand François Hollande trouvait que la déchéance de nationalité n'apportait rien à la lutte contre le terrorisme
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2016-03-31 11:12:05
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