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La cristallerie royale de Bayel éteint son dernier four

REPLAY - La cristallerie fondée en 1666 sur autorisation de Louis XIV, pourrait devenir un musée.

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Télécharger La cristallerie royale de Bayel éteint son dernier four Crédit Média : Marie Guerrier | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie Guerrier
Marie Guerrier Journaliste RTL

La cristallerie royale de Bayel dans l'Aube éteint son dernier four. Il a été mis en sommeil hier et sera progressivement arrêté. "Le symbole du crépuscule d'une usine, d'une époque, d'un village, d'un savoir-faire", écrit l'Est Éclair ce matin. La trentaine de salariés va être licenciée : des souffleurs de verre, des graveurs, des hommes et des femmes souvent âgés qui ne savent faire que ça. La cristallerie avait été fondée en 1666 sur autorisation de Louis XIV. Mais déjà du temps de Philippe Le Bel au Moyen-Âge, on trouve trace d'une verrerie à Bayel. 

Le site pourrait être transformé en musée pour présenter aux visiteurs des démonstrations de soufflage du verre. Un moyen de transmettre le savoir-faire pour qu'il ne disparaissent pas complètement. "Ironie de l'histoire raconte l'Est Éclair, pour l'une des dernières commandes, les verriers de Bayel ont réalisé des 'V' de la victoire pour les artistes récompensés aux Victoires de la musique. Un 'V' comme vague à l'âme pour les salariés.

L'hémorragie chez Canal+

Une ombre au tableau de chasse de Vincent Bolloré : les abonnés de Canal+ désertent la chaîne cryptée. Près de 200.000 perdus au premier trimestre 2016, révèle le site d'information Les Jours. "Bolloré fait fuir les abonnés", c'est le titre de l'article. Les Jours reconnaissent que les abonnés avaient commencé à se faire la malle avant que l’industriel breton ne mette ses papattes sur le groupe, mais ajoutent : "C’est depuis son règne que Canal+ souffre d’une terrible hémorragie". 

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La cause : depuis l’été dernier : Guignols exfiltrés en crypté, Grand Journal remanié et, conséquence, des tranches en clair à l’audience en capilotade. Et puis, les Jours font remarquer : pas sûr que ceux qui avaient choisi de venir pour le foot aient apprécié de voir la Premier League (le foot anglais) passer chez Numéricable SFR. On lit aussi que tout ça pourrait avoir des conséquences sur le cinéma français. Canal+ est le grand argentier du septième art. "Il finance nombre de productions françaises et la fuite des abonnés au premier trimestre, calcule un spécialiste du dossier, c'est trois ou quatre films qui ne se font pas". 

Dans les pages saumon du Figaro, le mot hémorragie est aussi utilisé pour qualifier la perte d'abonnés de Canal+, mais l'accent est mis sur les efforts de la chaîne pour enrayer leur fuite. "La filiale de Vivendi a décidé de réinvestir dans sa relation avec les clients", écrit le journal. Le magazine papier des abonnés qui avait été arrêté en juin 2013 est de retour et puis un programme de fidélité est mis en place. Il permet de bénéficier d'avantages, comme assister à l'enregistrement d'émission ou être invité à des matches de foot ou des spectacles. Pas sûr que ça suffise à stopper l'hémorragie.

Dérapages et course au profit pour les fourrières parisiennes

Le journal Le Parisien s'en prend ce matin aux fourrières parisiennes. Une voiture enlevée toutes les deux minutes dans la capitale. Jean Marie MOntali dans son édito n'y va pas par quatre chemins. "Le zèle à traque les stationnements gênants, abusifs ou dangereux dans une ville où se garer est devenu mission impossible ressemble d'avantage à du racket qu'à autre chose". Et il ajoute : "Un système où la seule motivation est l’appât du gain est forcément un système pervers à réformer d'urgence". Sur une double page, Le Parisien décrit ce système :"les fourrières sont privées. Mais les grutiers sont accompagnés d'agents de surveillance de la ville de Paris qui dressent les PV". 

Le journal décrit des scènes aux airs d'opération commando. Les véhicules mal garés embarqués à la chaîne dans un secteur ciblé. Les rues proches des fourrières pour multiplier les allers-retours. Le député-maire Les Républicains du 15ème arrondissement, Philippe Goujon, parle d'un service à la dérive. "Un scandale", dit-il. "On ne ramasse pas les voitures qui gênent vraiment, mais celles qui rapportent l'argent vite. Les petites voitures par exemple plus faciles à enlever que les grosses cylindrées". Pour l'anecdote, certaines voitures sont embarquées avec parfois un enfant dedans. Un fouriériste commente : "cela veut dire que le grutier comme les pervenches n'ont pas fait leur boulot", mais il nuance "avec certaines vitres teintées, c'est parfois difficile de voir s'il y a quelqu'un dans le véhicule".

Les élèves contre le gaspillage alimentaire

Eux, rien ne leur échappe. Ce sont les brigades anti-gaspi. Elles sont composées d'enfants à la cantine du collège Liberté à Annezin près de Béthune. C'est à lire dans La Voix du Nord ce matin. Naomi est en 6ème, elle fait partie des 26 élèves qui se relaient tous les midis pour vérifier que les fonds des assiettes de leurs camarades sont bien triés pour être recyclés ou finir au compost sur les deux hectares d'espaces verts du collège. "Avant je ne triais pas dit la petite, mais je le fais aujourd'hui et à la maison aussi". Des tables de tris ont été installées dans 11 collèges de la communauté de communes, 16 écoles primaire et une cuisine centrale. C'est la deuxième année de fonctionnement. Les volumes de déchets ont baissé de 40% : l'équivalent de 4.400 repas.

Des logos olfactifs

On termine sur un parfum de réussite. L'histoire d'une start-up de Montpellier racontée dans Midi Libre. L'association d'un homme Arthur Dupuy spécialiste du marketing et d'une femme Isabelle Parrot chercheuse en parfum et cosmétique. Ensemble, ils créent des logos olfactifs. Ils proposent à leurs clients une odeur adaptée à leur entreprise, leur marque qui est diffusée dans le hall d'entrée ou dans un magasin. 

Ils travaillent en ce moment sur le tram de Montpellier pour créer des identités olfactives pour chacune des quatre lignes de tramway de la ville. Deux recettes sont déjà prêtes. Par exemple, senteurs de garrigue, d'iode et de magnolias pour la ligne 1. Cela permettra en plus d'être agréable aux personnes non voyantes de se repérer au nez. Le parfum a de l'avenir, même si son flacon n'est pas du cristal de Bayel.

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2016-04-27 09:24:55
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