Campagne Sarkozy 2007 : Brice Hortefeux a été entendu

C'est une information du Service Police-Justice que RTL vous donnait à 11 heures. Dans l'affaire des soupçons de financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, on apprend que Brice Hortefeux a été entendu comme témoin dans le courant du mois de juin par la Police judiciaire de Paris. L'ex-ministre de l'Intérieur a été auditionné dans le cadre de l'affaire d'un document publié par le site Mediapart au mois d'avril. Un document qui fait état d'une lettre d'un ancien chef des services secrets libyens, et qui évoque le déblocage de 50 millions d'euros par l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Il y est aussi fait mention d'une réunion préparatoire à ce don d'argent à laquelle auraient assisté l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Tiakkedine et Brice Hortefeux.

Le financement de la campagne de 2007, côté libyen, est au cœur d'une controverse née entre les deux tours de la publication d'un document attribué à un ex-homme de confiance du colonel Kadhafi, faisant état d'un "accord de principe" conclu en 2006 avec Tripoli pour apporter à la campagne du candidat Sarkozy 50 millions d'euros.

Nicolas Sarkozy a parlé d'"infamie" et porté plainte pour "faux" et "publication de fausses nouvelles" contre Mediapart. Lequel a riposté en déposant une plainte en dénonciation calomnieuse contre le président sortant. Aucune enquête judiciaire n'est cependant en cours sur le fond de ce dossier.

L'enquête avait été confiée au directeur régional de la police judiciaire.

Mardi matin, les bureaux parisiens de Nicolas Sarkozy, son domicile du XVIème arrondissement de Paris et son ancien cabinet d'avocats ont été perquisitionnés par un juge en charge de l'affaire Bettencourt. Rien n'a été saisi, a indiqué le responsable du cabinet, Me Arnaud Claude.

La justice se demande si des retraits d'espèces effectués sur les comptes de la richissime héritière des cosmétiques L'Oréal, Liliane Bettencourt, n'ont pas servi à un financement illicite de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007.

Troisième dossier dans lequel le nom de Nicolas Sarkozy est évoqué : l'affaire Karachi. Les juges enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, par le biais de rétrocommissions présumées, versées dans le cadre de contrats d'armement, mises en lumière dans l'enquête sur l'attentat de Karachi (Pakistan) du 8 mai 2002.

Nicolas Sarkozy était en 1995 ministre du Budget et porte-parole de campagne d'Edouard Balladur. Une note saisie lors d'une perquisition à la Direction des constructions navales (DCN) évoque le feu vert du ministre du Budget à la création d'une société offshore, Heine, pour le versement de ces commissions, légales à l'époque.

La présidence de la République avait assuré en septembre 2011 que "s'agissant de l'affaire dite de Karachi, le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier".


par La rédaction numérique de RTL
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