Bruno Le Maire officialise sa candidature à la présidence de l'UMP

L'ancien ministre de l'Agriculture annonce dans un entretien au Figaro à paraître lundi qu'il sera bien candidat à la présidence de l'UMP, assurant avoir dépassé le millier de parrainages. Il en avait fait une condition de son entrée en campagne.

Le Maire ne craint pas la "guerre des chefs"

"La droite est dans une situation sans précédent depuis 1958. Elle a perdu quasiment tous les pouvoirs locaux et nationaux. Si nous voulons que l'UMP retrouve le chemin de la victoire, il faut un renouveau profond de nos idées, de nos pratiques politiques et des personnes. Je veux être le candidat qui porte ce renouveau", déclare Bruno Le Maire dans cet entretien.
  
"Ma candidature est une démarche collective, pas une aventure solitaire", poursuit l'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, qui assure avoir "largement dépassé" son objectif de 1.000 parrainages, et avoir reçu le soutien d'une "trentaine de parlementaires".

Interrogé sur la multiplication des candidatures face aux principaux duettistes François Fillon (officiellement candidat) et Jean-François Copé (qui devrait se dévoiler la semaine prochaine) et le risque de "guerre des chefs" qu'elle entraîne, Bruno Le Maire juge qu'avoir "des candidats de valeur et de talent" est au contraire "une richesse".

Il propose "un débat public entre tous ceux qui se seront déclarés avant la date limite de dépôt des candidatures. Les militants pourront alors parrainer un candidat en connaissance de cause".

Une candidature qui n'impressionne pas les cadors


L'ancien ministre, 43 ans, qui ne recueille que 2% des intentions de vote des militants UMP dans un sondage Ifop-JDD, aura cependant fort à faire pour atteindre le nombre de 7.924 parrainages d'adhérents à jour de cotisation requis pour pouvoir officiellement concourir.

Dans les camps des deux principaux prétendants, on juge d'ailleurs que cette candidature - qualifiée de part et d'autre de légitime - ne menace pas ces derniers et on prend soin de ménager l'ancien ministre. "Ceux qui sont dans une démarche d'idées constructives sont les bienvenus mais l'heure viendra du rassemblement, et j'espère qu'il sera le plus large possible autour de François Fillon, avec Bruno Le Maire, parce que c'est un homme de talent et de conviction", a réagi Eric Ciotti, l'un des lieutenants de l'ancien Premier ministre, en marge d'un déplacement.
  
"Dans la jeune génération, Bruno Le Maire est celui qui a le plus d'expérience et qui a le plus réfléchi à la refondation (...) Le moment venu je souhaite que tout le monde rejoigne Jean-François Copé", juge pour sa part le député copéiste Frank Riester

Le seul tacle pour le moment est venu du filloniste Laurent Wauquiez, lui aussi interrogé en Haute-Loire : "Je comprends bien les ambitions mais l'UMP a besoin d'unité. Nous aussi, avec Valérie Pécresse, on aurait pu privilégier notre ambition, or nous avons fait le choix de l'unité derrière François Fillon".

Les prétendants ont jusqu'au 18 septembre pour se faire connaître. La dernière en date à s'être déclarée est un autre ex-membre du gouvernement Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet.D'autres pourraient également la rejoindre, comme le proche de Nicolas Sarkozy et maire de Nice Christian Estrosi, ou l'ancien secrétaire général du mouvement, Xavier Bertrand.

par La rédaction numérique de RTL
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